es20042's blog

L'ancienne introduction de profil.

Apprécie tant alter ego lutteur, encore davantage s'il adore et connaît bien la lutte, est bon lutteur, duelliste dans l'idéal de morphologie et gabarit équivalents que la victoire soit belle mais la défaite dure et sans appel, complice de callisthénie, de savoir-vivre ; co-acteur de petit drame, de beaux défis pour se mesurer, se toiser, s’étalonner, plaisirs de corps à corps fréquents, sympathiques, virils, s'obliger à faire des efforts, peines et souffrances partagées, se pousser à bout de souffle, musculations, endurcissements physiques et mentaux réciproques, motivations mutuelles, progresser en concentration et patience, s'améliorer à être le meilleur possible, se vider l'esprit, pour harmonie du corps avec transpirations sensuelles, ceintures et étreintes étroites, lianes accrocheuses ; en respect de son partenaire en ne lui faisant pas de cadeau, pour amour de la lutte: sa beauté, sa rusticité, sa simplicité mais sa dureté, son naturel, un culte des corps et de l'amitié, des corps imbriqués, empilés, serrés et étirés; consommer nos énergies, sans violence mais intensité, retournements de situation, à en devoir même prendre garde à bien respirer, bouches grandes ouvertes, articulations étirées, éviter l'étau tapis-corps du partenaire, verge écrasée, apnées dévastatrices, poumons en feu, s' extraire de chaleur et l'enfer installé à petit feu par l'autre, devoir s’atteler au travail et sculptures au corps, aux usures, aux sapes de l'organisme jusqu'à épuisement, contraindre à une douce "asphyxie" ou tendre abandon, vivre concentration et évasion, moments privilégiés sans secondes de répit, semblant interminables mais qu'il va falloir endurer, surmonter, surpasser sinon renoncer, excitation et satisfaction d'une belle lutte ou par corps pontés, arqués, articulés, bandés, pressurés, impuissance et désarticulation lors d'arrachements, frustration d'être tombé ou plénitude d'avoir le dessus ; user , fatiguer, lui instiller le doute, faire paniquer son adversaire, lui infliger, s'infliger de la souffrance, en prendre possession physiquement et mentalement, nous pousser dans nos derniers retranchements, les soubresauts, l'énergie déployée dès une mise en danger, ces instants lorsqu'un l'un va sombrer saoulé de prises, craquer devant les difficultés mentales et physiques, enfoncer le partenaire à lui détruire sa concentration, vouloir éteindre son adversaire avant qu’il aboutisse à la réciproque, émousser sa virilité, se défiler de la domination de l'autre et cela sans autres armes que son corps et son esprit; mais comme est encore plus beau le ressaisissement à poursuivre voire reprendre le dessus; cette lutte est aussi contre soi-même, aux assauts plus ou moins sportifs, plus ou moins tendres selon envies ou nécessités réciproques.
Encore mieux, nus; cette tenue évidente en lutte, naturels ou huilés, la belle et forte excitation à l'effeuillage, la douche, la découverte du corps du partenaire, surprise agréable ou pas pour le moral de l’impression à vue de la musculature, en étant plus vulnérables et bien offrir son corps au travail, au regard, à l’envie, aux désirs de l'adversaire, avec ou sans enjeu, sexuel ou non, ce joli moment, en garde, les attributs masculins aussi peut-être, bandés avant de se jeter à corps perdu , prendre l'autre à bras le corps, ces plaisirs de voir tous les muscles au travail, le visage grimaçant, haletant, marqué, vieilli même, les rictus de contentement ou de souffrance, mouvements respiratoires accentués, passages contrôles arrière si excitants, ces moments forts avec le premier contact, peau à peau, doigts labourant les muscles, les ressentis plus crus aux zones érogènes effleurées ou coincées par les prises, érections ou pas, verge contre corps avec décalottages ou calottages selon les prises, bite dure comme épée de Damoclès flottante, affleurante, frottante, piquante, gland sillonnant la peau ou raie des fesses avec l'espérance, le désir, de s'y planter comme un coup de grâce ; peut-être apercevoir les parties rosies, rougies attisées par l’ardeur, l’incandescence de la lutte, à voir bleuir le sang de l’autre, l’empoisonner, le noircir encore et encore, à en voir les stigmates dans les traits du visage usé, ces visages si  magnifiquement expressifs en lutte; les perles de sueurs, l’air qui éclate entre les corps, le liquide séminal qui file du gland, les râles, les ahanements, les inspirations et expirations, la prise ultime, totale, ineffable et profonde encore sublimée en position de tombé... Et l'application de cette règle des trois unités classiques, de lieu, de temps et d'action, qu'inéluctablement il y aura un vainqueur et un vaincu; ces sensations, bons souvenirs et courbatures des lendemains mais aussi de grâces ressenties aux corps et esprit libérés, déstressés, détendus, et malgré ou selon cela cette irrépressible envie d'en découdre à nouveau malgré les traits marqués, creusés et vieillis, connaître cette impression si particulière: y a-t-il plus délectable que défaire, faire abandonner, prendre un lutteur ou être défait, vidé à l'abandon, être pris par un lutteur pendant ou après l’assaut, ce sentiment d'avoir absolument honoré (d'avoir été honoré par) son partenaire et la glorieuse incertitude du sport? Et la magie des jouissances des douceurs de l'amour après les rudesses du combat. 
Et comme il est agréable d'avoir un mental et un corps de lutteur , d'être après chaque rencontre encore plus convaincu que la lutte est un beau sport, le plus beau de tous, et cela sans que son partenaire ait un corps de statuaire grecque, sans qu'il ait l'idéal masculin d'un Apollon, d’un David de Michel-Ange ou un Persée de Cellini, mais on peut toujours rêver! Mais rêver à son ancien partenaire, rêver de le battre cette fois, de s'y préparer, est déjà formidable, et puis un partenaire lutteur même s'il n'est pas un éphèbe est un honneur et un bonheur!
Enfin, ce qui est sans doute le plus beau dans l’amour de la lutte, les amitiés créées, peut-on connaître un homme aussi bien qu’un partenaire lutteur, même un amant torride a-t-il autant de proximité , a-t-il des contacts physiques aussi serrés, en connaît-il aussi bien le corps, en a-t-il autant approché son esprit, ses réactions, ses tourments, ses ressources, ses limites ! Ces rapprochements, propices aux aisées confidences des fantasmes, des rêves, des désirs, etc... Et ce partenaire lutteur qui saurait le pourquoi et le comment de cet inextinguible amour de la lutte, celui qui en tarirait l’envie, le désir, non une raison de vivre mais beaucoup plus qu’un savoir-vivre : un art de vivre.
En campagne, peux héberger rustiquement, au passage un lutteur, campeur ou pas pour une nuit, improviser tapis de lutte ou dans un pré avec un cercle tondu aux dimensions olympiques, avant ou après que les aoûtats en aient pris possession… Partager un tout simple repas potager, ou disserter sur tout ou sur rien, de notes, d’airs, discuter des lutteurs de Platon ou de Dante, etc...
Luttons donc; deux hommes en lutte est toujours un beau moment, passons à l'action, mieux que d'écrire, même si ce sont des recommandations sur MeetFighters, aussi belles soient-elles!
Skype bernard.nanou
les valeurs de la lutte: 

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Last edited on 7/18/2019 8:33 AM by es20042
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